Orgue monumental : ensemble grand-orgue, positif et tribune
Facture d'orgue ; menuiserie
Lieu: Nord-Pas-de-Calais, 62, Saint-Omer
église paroissiale Saint-Sépulcre (édifice non étudié)
Materiaux: chêne : mouluré, ajouré, décor en relief ; sapin ; tilleul ; étain ; plomb : peint argent
Structure: de tribune (chantourné) ; plan (semi-circulaire) ; à énergie humaine ; à électricité
Description: L' ensemble des boiseries est en chêne mouluré teinté foncé. L' orgue, monumental, forme un tout avec la tribune à plan chantourné portée par deux couples de colonnes ioniques. Dans l' esprit de ceux des Piette, construits pour l' ancienne cathédrale Notre-Dame et l' église Daint-Denis de Saint-Omer, le buffet du grand-orgue occupe toute la largeur de la dernière travée occidentale qui l' accueille. Déployé sur neuf travées, soit cinq tourelles et quatre plates-faces, il est flanqué de lambris attenants aux murs de la nef. Le soubassement apparaît lui-même comme une succession de lambris tapissant le fond de la tribune. L' étage des tuyaux, par sa composition, se présente comme deux ensembles identiques de quatre travées que sépare la tourelle centrale dominante, élevée jusqu' à la voûte. En plan, toutefois, on distingue un corps central en retrait inscrit dans un plan rectiligne, composé de trois tourelles semi-circulaires en A encadrant deux plates-faces, et deux ailes constituées chacune d' une plate-face à la courbure concave, faisant retour, flanquée d' une ultime tourelle semi-circulaire. La hauteur de cette dernière, inscrite dans un plan parallèle à celui du corps central, est comprise entre celle de la tourelle dominante et celle des tourelles intermédiaires. Ainsi l' étage du buffet adopte une forme générale en W dont la pointe centrale est la plus élevée. Le soubassement est pourvu d' un entablement continu séparant les tourelles de leurs culots où alternent ornements végétaux et mascarons, contrastant fortement avec celui des tourelles à la corniche massive et imposante. L' entablement des plates-faces se résume à une corniche incurvée doublée de claires-voies figurant des draperies. Inséré dans le garde-corps de tribune, le positif adopte un plan rectiligne et une composition à cinq travées en référence au corps central du buffet, bien que ses tourelles soient disposées en V. Les six panneaux ajourés du garde-corps abritent des rinceaux et des instruments de musique en médaillon. Les tuyaux de façade sont en plomb peint argenté, les autres en plomb, étain, chêne et sapin. La console en fenêtre possède deux claviers en tilleul (positif de dos, grand-orgue), et un pédalier en chêne.
Iconographie: végétal ; rinceaux ; instrument de musique ; à mascaron ; à draperie
Auteur: Van Peteghem Pierre-Charles (facteur d'orgues)
; Maison Van Peteghem-Sannier (facteur d'orgues)
; Heidenreich Arnold (facteur d'orgues)
; Mutin Charles (facteur d'orgues)
; Decroix Jean (facteur d'orgues)
; Godefroy René (facteur d'orgues)
Lieu d'exécution: lieu d'exécution : Belgique, Flandre-Orientale, Gand
Siècle: 1er quart 19e siècle ; 2e moitié 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e moitié 20e siècle
Date: 1820 ; 1850 ; 1869 ; 1910 ; 1957 ; 1977
Historique: Avant l' installation de l' orgue actuel, l' église du Saint-Sépulcre possédait un instrument des frères Desfontaines, facteurs à Douai (59), réalisé en 1714. L' orgue en place date de 1820. Il est l' oeuvre de Pierre-Charles Van Peteghem, facteur installé à Gand, actif en Belgique comme dans le Nord de la France. En 1850, la maison Van Peteghem-Sannier, établie à Lille, succursale de la fabrique de Gand, restaure l' instrument et pose de nouveaux jeux. D' autres réparations se révèlent indispensables dès 1864. L' année suivante, l' organiste Victor Luc est contraint d' interrompre son service. Des travaux sont menés par le facteur audomarois Arnold Heidenreich, qui travailla notamment au sein de l' atelier de Van Peteghem, entre 1867 et 1869. En 1910, Charles Mutin, remplaçant la console et intervenant sur l' harmonie, remet en état l' instrument qui est entretenu dans l' entre-deux-guerres par Antoine Séquiès puis Jean Decroix. Ce dernier effectue un relevage entre 1955 et 1957, restaure et électrifie la soufflerie, remplace les claviers et le pédalier. L' instrument est transformé en 1976-77 par René Godefroy qui remplace 6 jeux anciens par autant de jeux neufs.
Date Protection: 1990/10/26 : inscrit au titre objet partiellement
Type juridique: propriété de la commune
Type etude: enquête thématique départementale (orgues du Pas-de-Calais)
Source: Base Palissy
Redacteur: Hédin Bernard ; Vallin Sarah