peinture monumentale : un angelot

Peinture murale

Lieu: Bourgogne, 21, Dijon
ancien couvent des Ursulines actuellement cité administrative Dampierre (non étudiée)
Chancelier de l'Hospital (rue du)

Materiaux: plâtre (support) : peinture à l'huile

Iconographie: ornementation (angelot, cartouche, cuir découpé, fleur)

Etat: oeuvre dissimulée fragments d' un décor considéré comme disparu dans les publications, mais en fait dissimulé en grande partie par un badigeon moderne

Auteur: Tassel Jean (peintre)
; Nicolas Antoine (peintre)

Siècle: 3e quart 17e siècle

Date: 1648

Historique: On sait, grâce à aux sources, que Jean Tassel, peintre originaire de Langres, et Antoine Nicolas furent, en 1648, chargés de la réalisation du décor peint de l' église du couvent des Ursulines de Dijon. On connaît 5 dessins (dont deux sont signés et datés) ayant servi de modèles pour le décor de l' église , mais aucun pour le décor de la sacristie. Les quelques peintures murales visibles dans l' actuel local de stockage de matériel de la police (sans doute une sorte d' extension de la sacristie, car on est bien au delà du choeur de l' ancienne église) sont, toutes proportions confondues, très proches des dessins (iconographie, style, couleurs) et on peut les attribuer au pinceau de Jean Tassel et de Antoine Nicolas : ces angelots montrés dans des cartouches à cuirs découpés sont donc les fragments d' un décor considéré comme disparu dans les publications, mais en fait dissimulé par un badigeon moderne. On a souvent rendu l' installation de la cité administrative dans la caserne Dampierre, après la seconde guerre mondiale, responsable de la disparition en 1949 des décors peints en 1648 par Jean Tassel et Antoine Nicolas. Or, après consultation de certains textes dans les archives touchant à l' histoire des bâtiments même du couvent des Ursulines, il est avéré que le décor peint de l' église, déjà passé de mode au tournant des 17ème et 18ème siècles, avait été recouvert une 1ère fois à ce moment-là (pour remis au jour ensuite, au point d' être protégé au titre des monuments historiques). Le décor de la sacristie n' est pas mentionné, mais on peut légitimement penser qu' il a subi le même sort. Cependant, la description faite par un érudit en 1932 nous apprend que le décor de la sacristie, voûtée d' arêtes, était encore visible à cette date (peintures murales à l' huile sur enduit de plâtre représentant des angelots ailés portant palmes, couronnes de roses et couronnes de laurier). Or la pièce qui conserve aujourd' hui des traces de décor est couverte par un plafond à la française et on ne voit nulle part de départ de voûtement laissant supposer un changement de programme, prouvant par là que la pièce en question garde son plafond d' origine. On peut donc supposer qu' on se trouve pas dans la sacristie même mais bien dans une de ses annexes et que les travaux de Jean Tassel et de Antoine Nicolas pour le couvent des Ursulines ont été nettement plus conséquents que les sources disponibles ne le laissaient supposer jusqu' présent.

Date Protection: oeuvre non protégée MH

Type juridique: propriété publique

Type etude: recensement des peintures murales

Source: Base Palissy

Redacteur: Inguenaud Virginie

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