peinture monumentale : Scène carnavalesque , Vierge de Pitié et donateurs
Peinture murale
Lieu: Centre, 18, Montlouis
demeure (non étudiée)
Materiaux: enduit (support) : peinture à la chaux
Dimensions: h = 90 ; la = 215
Iconographie: scène (satirique, fou, danseur, musique, cornemuse) ; figure biblique (Vierge de pitié)
Representation: Sur le mur nord, à gauche de la porte de communication vers le premier corps de bâtiment subsiste un panneau peint consacré à l'évocation d'une fête. Sur un fond parsemé de fleurettes rouges, cinq personnages participent à une farandole, les deux principaux sont représentés par un homme vêtu d'un pourpoint, portant une couronne et une jeune femme qu'il tient par la main ; la farandole est animée, à l'extrême droite par un joueur de cornemuse vêtu de jaune, les joues gonflées par l'effort. Au pied du couple, un fou habillé d'une livrée jaune et coiffé d'un bonnet à oreilles, montre de la main gauche la femme ou le musicien, le jeune homme entraîne derrière lui deux autres personnages. A gauche et à droite de la tête du jeune homme figurent les restes d'une inscription. A droite de cette scène est peinte une Vierge de Pitié à l'intérieur d'un encadrement à bordure noire terminé par un arc en accolade, la Vierge est accompagnée à sa droite par un personnage, les mains jointes, semblant agenoui
Etat: mauvais état
Auteur: auteur inconnu
Siècle: 1ère moitié 16e siècle
Historique: L' édifice dont on ne connaît pas l' historique est composé d' un manoir médiéval de la fin du 14e siècle ou du début du 15e siècle, formé de deux corps de bâtiment, auxquels fut ajoutée, au 18e siècle une maison de maître. L' ensemble laissé à l' abandon, fut acheté par une personne privée qui découvrit en 1992 la scène carnavalesque de la grande salle. d' après l' abbé Garnier, il s' agit de l' illustration d' un thème tiré d'un poème du poète Lorrain Pierre Gringore (1475, vers 1538) qui est intitulé "le jeu du prince des sots et de la mère sotte" où le mot Lopin est effectivement cité par le jeune homme (Le prince des sots) alors que la jeune femme y est qualifiée de sotte dame ou sotte demoiselle. Toujours d' après l' abbé Garnier, le sot revêt la même apparence que celui qui est illustré dans un exemplaire des fantaisies des mères sottes. L' exécution de la Vierge de Pitié semble contemporaine du reste de la peinture, tout comme le personnage du linteau. Par contre, il n' y a pas de l
Date Protection: 1994/01/14 : inscrit MH
Type juridique: propriété privée
Type etude: recensement des peintures murales
Source: Base Palissy
Redacteur: Bardelot Philippe