peinture monumentale
Peinture murale
Lieu: Centre, 18, Bourges
cathédrale Saint-Etienne (non étudiée)
Materiaux: enduit (support) : peinture à l'huile
Iconographie: ornementation (emblème : Charles VII, attribut de la royauté, fleur de lys, iris, rose ; étoile, soleil)
Representation: Le décor peint couvre l'ensemble de la voûte et des piliers de la travée. La clef de voûte est ornée d'un disque de pierre sculpté d'un soleil doré d'où jaillissent des rayons qui se projettent sur le fond rouge des voûtains, lequel est constellé de petites étoiles. Les amorces de la croisée d'ogive et la brisure des arcs doubleaux portent des fleurs de lys sur champ d'azur, le reste des arcs étant décoré sur la longueur de rubans tressés alternativement blancs et verts. Les nervures sont bordées de tiges feuillues portant des boutons et des fleurs, d'un côté des roses blanches, de l'autre des iris blancs. Les noyaux des quatre piliers sont peints en rouge et barrés de doubles bandes vertes. Cette dernière couleur agrémente également les colonnes engagées et leurs chapiteaux.
Etat: oeuvre restaurée Restauration exécutée par Marie-Lys de Castelbajac d'avril à août 1989 : nettoyage d'ensemble, reprises locales d'enduit, réintégration esthétique du décor (repiquage du fond et glacis sur usures), restauration, illusionniste des motifs et pose d'une couche finale de protection.
Auteur: auteur inconnu
Siècle: milieu 15e siècle
Date: 1449
Historique: En 1447, Jacques Coeur, l' argentier de Charles VII exprima son intention de construire à ses frais un vestiaire (communément appelé sacristie) au bénéfice du chapitre de la cathédrale. Le décor peint de la travée du déambulatoire, sorte d' arc triomphal est indissociable du programme décoratif sculpté et peint choisi pour la sacristie dont le thème général est l' exaltation de la légitimité de Charles VII et de son sacre ; on sait que la sacristie fut achevée à l' automne 1449 puisque le 14 juillet Jacques Coeur demandait que lui soit concédé l' ancien vestiaire afin d' y édifier une chapelle pour recevoir les sépultures de sa famille. L' ensemble du décor de la sacristie et de la travée du déambulatoire (peut-être achevé la même année ?) trouve son prolongement dans la salle d' apparat de l' hôtel Jacques Coeur où l' on rencontre la même emblématique. Très assombries et peu lisibles jusqu' à leur restauration en 1989, les peintures de la voûte avaient été signalées pour la première fois, semble-t-il, par l' abbé Barreau en 1885 qui attribuait le soleil d' or au règne de Louis XIV.
Date Protection: 1862 : classé au titre immeuble
Type juridique: propriété de l'Etat
Type etude: recensement des peintures murales
Source: Base Palissy
Redacteur: Bardelot Philippe