machine à usiner par copiage (machine à sculpter les têtes de pipes)

Industrie du bois

Lieu: Franche-Comté, 39, Saint-Claude
usine de tabletterie dite usine de pipes Aschenbrenner et Cie
Carnot (rue) 19 ; Edouard Branly (rue) 4

Parties: modèles (26)

Materiaux: acier ; bronze ; chêne ; fonte de fer ; hêtre ; sapin

Structure: matériau d'origine végétale (solide en masse, produit semi-fini)

Description: Cette machine à sculpter fonctionne suivant le principe du pantographe : le déplacement d' un palpeur sur un modèle entraîne une mise en mouvement identique de 14 fraises et la sculpture simultanée de 14 têtes de pipes. Le bâti est en bois (sapin pour le bas, chêne pour le reste à l' exception de quelques pièces verticales en hêtre), les pièces de renfort sont métalliques. En partie haute, des ressorts (rappelant ceux des matelas) servent d' amortisseurs et au réglage de la hauteur en fonction du modèle choisi. Ce dernier et les ébauchons à sculpter peuvent tourner solidairement, d' une part à l' aide d' un système de renvoi par chaînes commandé par l' opérateur, d' autre part grâce à l' accouplement du modèle avec les porte-broches sur lesquels sont fixés les ébauchons de bruyère. Chacun des 4 montants verticaux est articulé à sa base, formant ainsi un parallélogramme déformable. Cette disposition permet d' incliner palpeur et fraises vers l' avant ou vers l' arrière et, ainsi, de ne pas limiter la sculpture au seul plan vertical. Le système moteur manque.

Etat: en état de marche

Auteur: Dalloz Joseph Honoré (inventeur)

Lieu d'exécution: lieu d'exécution : Franche-Comté, 39, Saint-Claude

Siècle: 3e quart 19e siècle

Date: 1863

Historique: Vers 1863, Joseph-Honoré Dalloz (dit Dalloz-Dessertine) invente une machine à sculpter qui, fonctionnant suivant le principe du pantographe, réalise à partir d' un modèle 14 têtes de pipes simultanément. Avec l' aide d' un forgeron, il la fabrique lui-même. Attestée en 1870 dans l' ancienne filature de coton du Tomachon (voir ce dossier), alors usine de tournerie Druard puis des frères Reymondet, la machine passe le 21 février 1905 au neveu de Dalloz, Charles Dessertine. Cédée en 1943 à la société pipière Aschenbrenner et Cie, établie au 19 rue Carnot, elle est modernisée : remplacement des poulies en bois par des poulies métalliques, mise en place de courroies en cuir, etc. Après la fermeture de cette usine en 1961, la machine est acquise le 12 décembre 1984 par la confrérie des maîtres-pipiers. Elle est depuis 1986 l' une des pièces maîtresses de l' Exposition Pipes et Diamants. Deux autres machines de ce type sont connues : l' une, quasi-identique, a été vendue par M. Aschenbrenner au musée du Tabac de Bergerac (Dordogne) en 1988, l' autre fut exécutée sur son modèle par la famille Lamberthod au début du 20e siècle et se trouve actuellement au hameau d' Etables, à Saint-Claude, dans l' atelier d' un artisan pipier.

Date Protection: oeuvre non protégée MH

Type juridique: propriété privée

Type etude: inventaire topographique

Source: Base Palissy

Redacteur: Poupard Laurent

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